LA FORÊT EN LIMOUSIN

Pour une gestion respectueuse et raisonnée de la forêt :
 pour que perdure le bénéfice de ses multiples bienfaits,
essentiels à l'équilibre écologique, les ressources en eau et à
l'harmonie générale de notre Région Limousine
dont elle est fonde une grande partie de son identité.


La forêt en Limousin est l'objet d'une pression d'exploitation depuis quelques temps qui soulève de nombreuses interrogations
quant à la forme de son devenir et sur la persistance de ses profonds bienfaits souvent ignorés.
Sa vision quand parfois elle est massacrée soulève le coeur de nombreuses personnes dont elle était un repère essentiel dans les paysages qui ont imprégné leur vie.
Alors il est temps de  mettre en avant son mauvais traitement qui est sans égards pour le vivant et pour tous ceux qui la côtoient,
et ceci très souvent sans que l'on tienne compte des multiples avantages qu'elle procure pour l'équilibre écologique de la région.
Actualités récentes : un manifeste de divers organismes de la région sur le massacre en forêt de Blanchefort,
une forêt hautement patrimoniale ezt symbolique de notre région  >>>
http://www.jardinsauvage.fr//DOC/2020-12-21_Courrier_Blanchefort_APNE.pdf

LA BONNE GESTION

Textes tirés de forêts sans âge , association née en Dordogne...
Quand se font les coupes de bois ?

Les travaux forestiers étaient pratiqués jusque le grand changement moderne de l'exploitation
avec l’apparition des énormes machines de mi octobre à mi mars pour de multiples raisons dues
aux centaines d’années d’observation que l’on néglige aujourd’hui
L’absence de sève favorise la qualité des bois d’œuvre et ceux pour l’énergie
Limitation de certaines maladies et éviter une surchauffe brutale des sols
Avoir aussi des sols ressuyés  pour intervenir
Les interventions en dehors de cette période des jours courts compromettent les cycles de reproduction flore et faune
(nidification, mise-bas, régénération naturelle)

Préconiser une bonne gestion :

    * Diversifier les boisements et encourager une stratification complexe
    * Favoriser les arbres d’origines locales et expérimenter en petite quantité des arbres plus méridionaux en vu du changement climatique
    * Favoriser  les boisements spontanés
    * Limiter l’extension des espèces exotiques surtout des autres continents
    * Limiter les variations brutales de températures et les tassements du sol
    * Maintenir du bois mort et des arbres habitants ou des matrices porteuses de régénération
    * Préserver les zones humides en forêt : rôle essentiellement épurateur de la foret, importance des mares pour les relais de biodiversité
    et les ressources en eau pour la faune, régularisation des débits en aval…
    * Garder ou mettre en place des îlots de vieux bois : une encore plus libre évolution de la forêt
    * Equilibre forêt / gibier


Pour ne plus voir cette façon de faire qui ne respecte ni les sols ni la régéneration naturelle.
 

POUR NE PLUS VOIR CELA...





Une sylviculture proche de la nature, c'est la recherche d'une forêt « naturelle »


irrégulière dans sa verticalité avec les différents âges de végétation

et dans sa superficie avec des espèces et diamètres différents.
La futaie irrégulière est dite jardinée, les travaux de sylviculture s’y remarquent moins que dans une sylviculture qui prône le contraire, celle en exergue actuellement.
Cette forêt toujours debout peut assurer d’autres rôles en plus de celui économique :
la diversité écologique grâce aux animaux, à la flore et à la protection de l’eau.
le rôle social, poétique et de ressource mentale pour les hommes.

Le bucheron y travaille au profit des plus beaux arbres et valorise son travail au niveau de la communauté.





Quels sont les éléments qui rendent fragiles une gestion harmonieuse et écologique de la forêt limousine :
La forêt limousine est très souvent constituée de petites parcelles, ainsi les dispositions administratives sur des petites propiétés (par exemple moins de 4 ha)
sont bien moins contraingnantes vis à vis de l'environnement naturel et le regard des autorités de régulation quasiment absent.

Cette forêt peut ainsi assez maltraitée et disparaître beaucoup plus aisément par petites touches sans que cela soulève
et pose le problème de sa transformation et de sa régénération.
La forêt limousine est relativement jeune (voir DREAL), il y a donc peu d'arbres très anciens, ceux qui abitent dans leurs racines,
à leur pieds, dans leur constitution,
dans leur canopée tous ces éléments dont on sait  l'importance aujourd'hui pour préserver une riche et équilibrante biodiversité.

Malgré cela ces rares arbres, souvent magnifiques par leur ampleur et leur rôle, sont souvent abattus lors des coupes rases.
C'est un contresens écologique majeur qui est le reflet d'une pression économique sans égards pour la nature et à vision restreinte quant à notre futur.

Dans les forêts de feuillus l'importance de garder des arbres au sommet de leur maturité, des arbres matrices, des arbres témoins des âges et des apports
des différentes périodes traversées est bien plus important qu'on peut le penser.



En ce qui concerne la région limousine l'autre élément très important à prendre en compte est d'ordre géologique ,
avec son socle hercynien cristallin la région ne possède pas de grandes nappes d'eau souterraine,
le rôle de la forêt pour une bonne sauvegarde de l'eau en quantité
et en qualité devient alors bien plus essentiel.








On trouve une moyenne de quatre espèces de champignons mycorhiziens dans les sols d’une plantation monospécifique de sapins de Douglas,
provenant d’Amérique du Nord et massivement plantés en France.
En hêtraie pyrénéenne, on peut trouver jusqu’à 200 espèces mycorhiziennes.
La forêt n’est pas que du bois, elle est « un super-organisme extrêmement complexe, capable d’adaptations remarquables »


La forêt et le climat

Des étudiants de l’université Aix-La-Chapelle ont mis en évidence un écart de température de plus de 10 degrés entre une forêt de hêtre naturelle
 et une forêt de conifères régulièrement exploitée et distante de quelques kilomètres.
Cela s’explique par la quantité de biomasse qui se trouve à l’intérieur des forêts naturelles. Plus elle est importante, plus la forêt retient d’eau.
Or, l’évaporation de cette eau produit du froid, ce qui permet à la forêt de mieux réguler sa température. Un fonctionnement similaire à la transpiration chez l’homme.
Pour cette raison, les forêts permettent de rafraîchir l’atmosphère et favorisent ainsi le développement de l’agriculture dans certaines zones.




Un peu a contrario, un autre exemple de cet impact sur le climat se retrouve dans les forêts de conifères de l’hémisphère nord
 (il faut alors bien préciser cette localisation, très haute en latitude).
Ces arbres émettent en effet des terpènes, des composants organiques, qui les aident à se prémunir des maladies et des parasites.
Or les molécules terpéniques libérées dans l’air ont la capacité de condenser l’humidité et de former des nuages épais,
ce qui augmente la probabilité de pluie et permet de rafraichir l’air.




Détoxifier l’atmosphère

Les arbres de la forêt rejettent de l'ozone par exemple et d'autres gaz qui contribuent à détoxiquer l'air de ses polluants.
Des polluants qui souvent sont des gaz à effet de serre, donc nocifs pour notre climat.

Les grandes surfaces boisées sont des puits de carbone qui stockent le dioxyde de carbone et rafraîchissent l’air.
Sous l'effet du soleil, l'eau absorbée par les arbres s’évapore, créant de la vapeur d’eau. Ainsi des nuages se forment, engendrant de nouvelles précipitations.
La déforestation vient interrompre ce processus et prive l’atmosphère de cet effet rafraîchissant, créant ainsi un cercle vicieux qui accentue le changement climatique.
Si nous devions perdre les forêts, nous perdrions non seulement un nombre considérable d’espèces animales et végétales,
mais aussi le combat contre le réchauffement climatique.

Les forêts sont un lieu d'échange entre l'atmosphère, le sol, l'hydrosphère et la biosphère.
Ces échanges d'eau, d'énergie et de matière affectent le climat, aussi bien à une échelle locale (microclimats) qu'à l'échelle globale.





Rôle des forêts au niveau local


Les forêts jouent un rôle de tampon, aussi bien pour les températures extrêmes que pour l'hygrométrie et la force des vents.
Elles accumulent de la chaleur pendant la journée avant de la réémettre la nuit.
D'autre part, le phénomène d'évapo-transpiration lié à la photosynthèse et à la respiration des plantes humidifie et rafraîchit l'air.
Enfin, les forêts forment des écrans brise-vent qui réduisent la force des vents.




Effet des forêts sur le climat

Au niveau global, les forêts ont deux effets majeurs sur le climat à travers leur albédo et la fixation du CO2 par la photosynthèse.
La couleur sombre du feuillage capte en effet plus de chaleur qu'une surface plus claire (neige, couche nuageuse)
et contribue au réchauffement global. À l'inverse, la photosynthèse fait des forêts des puits à carbone, au moins durant leur période de croissance.
 De fait, les forêts extraient une partie du CO2 atmosphérique et contribuent ainsi à lutter contre l'effet de serre et le réchauffement climatique.




  La diversité et la vie de la grande forêt française et européenne

La forêt française couvre aujourd’hui 16 millions d’hectares, soit le double de la surface boisée à la fin du XIXe siècle,
mais cela correspond seulement au tiers de sa surface originelle.

De plus, alors que le volume de bois sur pied est inférieur à 200 m3/ha dans les forêts artificialisées,
il pouvait dépasser 500 m3/ha dans les forêts primitives.
Un rapide calcul montre que la forêt française actuelle a perdu une grosse quantité de son bois par rapport à l’état naturel passé.


Dans certaines réserves forestières plusieurs milliers d’espèces animales et végétales ont été recensées sur quelques centaines d’hectares.
Le total atteint même 12 500 espèces à Bialowieza, en Pologne. La forêt est, sous nos latitudes, le milieu le plus riche, à condition de respecter sa naturalité.
En effet, cette remarquable biodiversité se développe surtout dans les gros troncs et le bois mort des arbres les plus âgés,
éléments aujourd’hui pratiquement absents de nos forêts appauvries.




Un paradoxe : les superficies de forêts augmentent dans notre pays alors que dans le même temps,
des espèces comme le grand tétras ou le pique-prune reculent et disparaissent. Il y a donc nécessité de préserver de vastes espaces forestiers naturels.




L'érosion des sols suit souvent la déforestation intempestive

La forêt joue un rôle primordial en matière de préservation de la qualité de l’eau et pour en réguler l’écoulement.
S’il n’y avait que ça ! Elle limite également l’érosion des sols et nous protège des risques naturels.

Les arbres agissent comme de véritables pompes à eau qui absorbent l'eau des sols forestiers.
Par la suite, arbres et plantes transpirent 95 % de cette eau et n'en gardent que 5 % pour leur propre croissance.
 Les sols des écosystèmes forestiers transpirent également l'eau, qui s'évapore dans l'atmosphère.
Combinées, l'évaporation du sol et la transpiration des plantes créent un phénomène unique dit « d'évapotranspiration ». C'est ce qui permet de réguler le cycle hydrique.


Cette absorption de l'eau en forêt, 6 fois supérieure à celle d'une simple parcelle d'herbe de surface égale,
permet également de filtrer l'eau, de la purifier. En effet, dans les eaux issues de la forêt,
les concentrations en nitrates et en produits phytosanitaires sont considérablement réduites
(moins de 5 mg/l pour les nitrates).
En absorbant de forts volumes d'eau, qu'elle restitue progressivement, la forêt joue également un rôle de tampon
qui permet de limiter les phénomènes d'érosion, qui peuvent provoquer des crues et des glissements de terrain.
En outre, le couvert forestier protège le sol du vent et des fortes pluies, qui sont les deux principaux responsables de l'érosion et de la dégradation des sols.


L'ARTICLE DE WIKIPEDIA

Les impacts négatifs de l'exploitation forestière

L'exploitation forestière affecte négativement l'environnement de plusieurs points de vue (d'autant plus qu'elle est intensive) :
- en supprimant des arbres qui sont le support de communautés épiphytes, fongiques et animales associées,
ce qui altère directement et indirectement la composition spécifique, la structure de la forêt, le terrain,
et peut causer un épuisement du sol quand il est fragile ou en forte pente.

- par les perturbations directement causées par les opérations d'abattage (bruit),
dérangement, animaux écrasés ou perdant brutalement leur habitat.

- par des impacts indirects (tassement du sol, artificialisation ou dégradation du réseau hydrographique,
dérangement, construction de routes, pistes et aires de travail et de débardage)

- par l'artificialisation des forêts, surtout dans le cas des systèmes sylvicoles basés sur les monocultures, les coupes rases et les plantations artificielles
et parfois en remplaçant les essences autochtones par d'autres essences peu favorables aux biocénoses locales,
ou acidifiant ou dégradant les sols. Cette stratégie contribue aussi à réduire le stock génétique au sein des populations d'essences locales.



L'exploitation est souvent associée à un système de cloisonnement et de drainage. Elle peut mener à une perte d'habitats dits patrimoniaux,
ou vitaux pour certaines espèces, particulièrement dans les zones écologiquement sensibles.
Les machines et engins forestiers les plus lourds peuvent dégrader ou compacter les sols forestiers.



L'exploitation sur pente raide peut provoquer une érosion du sol, des glissements de terrain, une turbidité de l'eau et dégrader des habitats particuliers
(tels que « forêts de ravin », creuses, etc). Sur sols saturés, elle peut créer des ornières
et perturber le drainage (les ornières argileuses pouvant occasionnellement constituer des micro-habitats pour le sonneur à ventre jaune
et quelques têtards d'autres espèces, au risque que ceux-ci s'y fassent écraser ou déshydrater si l'eau vient à manquer.
L'abattage d'arbres près de cours d'eau peut provoquer l'augmentation de la sédimentation, de la température de l'eau et dégrader l'habitat ripicole.


Une forêt gérée principalement pour la production rapide de bois selon les méthodes "modernes" consistera typiquement en des arbres jeunes,
vigoureux et souvent à croissance rapide. Avec le souci de bénéfices à court terme et l'arrivée de profileurs
(qui augmentent très fortement les cadences de sciage, mais uniquement pour les bois de faible section),
la tendance est partout à une diminution du cycle des révolutions (arbres coupés de plus en plus jeunes, dans une démarche dite de sylviculture dynamique).
Une telle gestion supprime les zones caractéristiques de forêts anciennes, comme les vieux arbres, les gros-bois,
les arbres sénescents et surtout une quantité suffisante et largement dispersées dans le massif de bois-mort,
autant d'éléments requis pour la survie de nombreuses espèces forestières (saproxylophages notamment).
La gestion durable de la forêt nécessite que de telles zones et des « gros-bois » soient conservés pour protéger des espèces rares
ou en danger, dont beaucoup sont reconnues comme utiles pour la forêt.





Impacts positifs de l'exploitation forestière

L'exploitation forestière peut parfois avoir des effets positifs sur l'environnement ou la sylviculture :
de petites coupes peuvent provisoirement restaurer des « milieux ouverts » utiles à certaines espèces inféodées à ces milieux,
la suppression d'arbres endommagés ou malades, en ouvrant la canopée pour accélérer la croissance d'arbres plus petits par leur mise en lumière.
Les rémanents (branches et autres parties non commercialisables de l'arbre (s'ils sont laissés sur place) fournissent un abri pour une partie de la faune et une source d'humus.
De même les broussailles et l'enherbement (quand ils sont conservés assez longtemps) sont une importante source de nourriture pour les herbivores et omnivores,
dont le chevreuil, le cerf et le sanglier, qui constituent une part importante des revenus forestiers (locations ou baux de chasse).


Ces animaux peuvent toutefois devenir un frein à la régénération forestière s'ils sont trop favorisés dans un contexte où les grands prédateurs ont disparu.

Pour le sylviculteur, une coupe sélective peut « améliorer » la forêt et apporter un bois de meilleure qualité sur le marché du bois.
En zone tempérée, débarder quand il gèle est rendu difficile par les modifications climatiques qui diminuent le nombre de jours de gel,
mais de nouvelles avancées en matériels d'exploitation (débardage par câble) permettent - là où et quand ces matériels sont utilisés - de réduire la formation d'ornières
et la perturbation physique du sol. Par exemple, de nouvelles abatteuses et porteuses sur pattes sont munies de larges pieds permettant de minimiser la dégradation du sol.
Le débardage par câble limite aussi les effets physique du débardage.

 

Comment cette forêt est-elle présentée par la DREAL ?

Les directions régionales de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) , sont des services déconcentrés de l'État français,
sous tutelle commune du ministère de la Transition écologique et solidaire (MTES) et du ministère de la Cohésion des territoires (MCT).
Leurs compétences et leur organisation sont définies par le décret n° 2009-235 du 27 février 2009 modifié.
Selon la charte des DREAL, la devise de ces services pourrait être faire du développement durable une réalité quotidienne.
Missions :

Les DREAL, au sens large (c'est-à-dire comprenant les DEAL, la DRIEA, la DRIEE et la DRIHL),
représentent l'unique pilote au niveau régional de la mise en œuvre des politiques publiques du ministère de la Transition écologique et solidaire (MTES)
et du ministère de la Cohésion des territoires (MCT). Placées sous l'autorité du préfet de région et des préfets de département,
les DREAL sont ainsi chargées d'élaborer et de coordonner les politiques de l'État en matière de développement et d'aménagement durables,
de transition écologique, de lutte contre le changement climatique, de préservation de la qualité des milieux (eau, air, sol), de la biodiversité
et des paysages, de prévention des pollutions, des risques et des nuisances, ainsi que de logement, d'hébergement, de rénovation urbaine et de transports,
en recherchant la cohérence entre ces enjeux.
De plus, les DREAL contribuent à l'information, l'éducation des citoyens sur les enjeux du développement durable, à leur sensibilisation aux risques
et elles participent à l'émergence d'une économie verte et équitable.
Par ailleurs, les DREAL élaborent ou co-élaborent des documents-cadres, exercent directement diverses polices spéciales,
émettent des avis dans le cadre de procédures réglementaires, produisent ou publient des données ou des informations.

Enfin, les DREAL peuvent être chargées par le préfet d'assurer la coordination de différents services sur des projets précis relevant du MTES et du MCT3.
Charte /
La charte signée le 2 janvier 2014 définit les cinq engagements pris par les DREAL, au sens large, vis-à-vis de leurs partenaires
 (acteurs socio-économiques, collectivités, associations, etc.) dans la mise en œuvre des lois et des règlements3 :
  • mettre en application les principes du développement durable ;
  • s'inscrire dans une logique de proportionnalité dans les dossiers que portent et instruisent les DREAL afin de contribuer à leur sécurité juridique ;
  • faciliter l'aboutissement rapide des projets et leur bonne intégration environnementale ;
  • faciliter la participation du public et contribuer à la transparence des décisions ;
  • inscrire la démarche des DREAL dans une démarche qualité.
La présentation de la forêt limousine par la DREAL

publié le 4 novembre 2016 (modifié le 2 janvier 2019)

La forêt couvre à peu près le tiers du territoire régional, ce qui représente environ 585 000 hectares, dont 575 000 hectares de forêts de production.
La forte présence de l’arbre est relativement récente en raison des nombreux reboisements réalisés aux dépens des landes et des friches
(le taux de boisement était de 9% au début du XXe siècle).
La jeunesse de la forêt explique la jeunesse de la filière bois encore incomplètement installée dans la région, les étapes étant d’abord le boisement puis l’équipement des massifs et l’exploitation forestière, enfin la première et la deuxième transformation du bois. La culture forestière, pour les mêmes raisons, est encore faible et apparaît progressivement en particulier dans les débats complexes de la politique forestière qui doit prendre en compte les éléments économiques de la filière, les intérêts de la société et le respect de l’environnement.
Les boisements traditionnels dominants sont formés de feuillus : chênes, châtaigniers, hêtre et charme. Ils sont presque toujours traités en taillis sous futaie. Depuis quelques décennies, la forêt résineuse (épicéas, douglas,…) se développe notamment sur les plateaux et les monts situés au dessus de 500 mètres d’altitude. Les espaces boisés en Limousin sont globalement très nombreux, plutôt présents dans les zones montagneuses.
Ces nombreux boisements posent d’ailleurs parfois le problème de la fermeture des paysages qui caractérisaient jusqu’alors certaines parties de territoire.
La forêt de production occupe la quasi-totalité de la surface forestière régionale (aucune forêt de protection). Les produits de l’exploitation forestière sont à quasi-égalité entre feuillus et résineux. Une industrie du bois, plutôt tournée vers la première transformation, est donc présente en Limousin ; à noter également une production de papier et de panneaux de particules.
Bien que 95% de la surface forestière soient constituées de propriétés privées, la fréquentation de ces espaces, qui nécessitent l’autorisation des propriétaires, ne pose pas de problème majeur en Limousin. Des équipements d’accueil sont le fait des collectivités, soit dans les forêts publiques, soit en bordure des forêts privées parcourues par des circuits de randonnée.
Les tempêtes de décembre 1999 ont provoqué un fort volume de chablis (bois renversés), environ 15 millions de m3 en Limousin. Compte tenu de ses bonnes capacités de régénération et de production et de l’effort de reconstitution des propriétaires, la forêt limousine a retrouvé les surfaces boisées et le volume sur pied qu’elle avait avant les tempêtes. On constate ainsi, sur une période de 13 ans (1990-1991 et 2003-2004) des augmentations de surfaces de 4% (Répartition des essences en surface), de 10% en volume (Répartition des essences en volume) et de 10% en accroissement (Répartition des essences en accroissement).
 
Bibliographie indicative :
Orientations régionales forestières, Direction Régionale de l’Agriculture et de la Forêt, Conseil Régional Limousin, 2000
« Un guide paysager pour la forêt limousine », Cellule Forêt-Paysage du Limousin, Office National des Forêts, Direction Régionale de l’Environnement, Direction Régionale de l’Agriculture et de la Forêt, Conseil Régional Limousin, CRPF, mars 2002
« Les multiples valeurs de la forêt française », IFN, numéro 105, août 2005.


Sur wikipedia
À la fin des années 1990, une « sylviculture durable » au travers des écolabels ou écosociolabels tels que le FSC
accorde théoriquement une importance particulière au choix des engins forestiers et aux périodes d'utilisation,
afin de moins déranger la faune et moins abîmer l'humus, les racines et les sols fragiles.
En effet, les engins modernes ont un impact environnemental et social : ils ont eu un impact négatif sur le nombre d'emploi forestiers.
Ils peuvent encourager une intensification de la sylviculture (coupes encore plus précoces prônée par la « sylviculture dynamique ».
Ils accélèrent et accentuent l'artificialisation des forêts (plantations monospécifiques, géométriques, standardisées et équiennes)
et peuvent faciliter une surexploitation du milieu.

Alternatives : 

Câble-mât Larix Lamako, sur un tracteur agricole (2010).
D'autres moyens que mécanique sont utilisés, dont par exemple :
Le débardage par câble,
le débardage animal (Il est fait au moyen de chevaux le plus souvent en zone tempérée, mais des bœufs, buffles, éléphants sont également utilisés ou l'ont été),
l'évacuation des bois par flottage
Des animaux herbivores (moutons et chèvres en général) peuvent aussi entretenir des allées coupe-feu enherbés, plutôt que de les désherber mécaniquement. Ces allées peuvent alors aussi jouer un double rôle de cloisonnement ou de corridor biologique intraforestier.
Ce sont des alternatives qui ont retrouvé de la vigueur et une bonne rentabilité dans certains contextes ou qui ont été localement testés ou soutenus pour des raisons écologiques, mais ils sont devenus et restent encore marginaux en termes de surface ou tonnages traités.
Le « dessouchage chimique », ou le désherbage chimique, sont utilisés en alternative à certains traitements mécaniques. Ils sont localement de plus en plus pratiqués car peu coûteux, mais ont pour inconvénient de polluer et perturber le milieu. De plus quelques plantes résistantes aux désherbants totaux apparues en milieu agricole sont susceptibles de devenir invasives sur les zones ainsi traitées.

Inconvénients de l'emploi des engins lourds :

La mécanisation encourage les cultures monosphécifiques et équiennes sur de grandes surfaces, traitées en coupes rases
L'usage intensif d'engins en forêt a plusieurs inconvénients :
Dégradation des sols : c'est le premier reproche et le plus fréquent fait aux engins forestiers souvent trop lourds pour les sols fragiles, mêmes quand ils sont équipés de pneus larges ou basse pression. Ils favorisent la tassement des sols, voire localement leur asphyxie. Ils endommagent les racines de nombreux arbres d'avenir lorsque des chantiers sont importants.
Une étude  faite en France sur 48 chantiers de coupes en forêt a trouvé que (en moyenne et toutes essences confondues) 14 % d’arbres étaient blessés lors des chantiers (Ce taux était plus important en feuillus (17 %) qu’en résineux (11 %). Des professionnels bien formés, et certaines techniques alternatives (ex : débardage par câble) permettent de diminuer le nombre de blessures, mais jamais à 100 %.
Coûts : Ces engins sont produits en relativement petites séries. Ils sont donc proportionnellement plus chers que dans d'autres secteurs (agricole par exemple). De plus il faut construire pour eux des routes, pistes et layons plus solidement empierrés ou drainés là où les chevaux ou le sciage sur place par les scieurs de long n'en nécessitaient autrefois pas.
Risques sanitaires : La circulation et le travail d'engins en forêt favorisent l'introduction ou transfert de parasites et autres pathogènes contagieuses, à partir des pépinières, puis de chantier en chantier (rouille, feu bactérien, chancres bactériens, et autres maladies des arbres..) ; Ces pathogènes sont favorisés par les nombreuses blessures qu'occasionnent les engins aux arbres, aux collets et racines notamment. Les engins lourds en tassant le sol augmentent le risque de mauvaise mycorhisation.
incertitudes sur la qualité des reprises à la suite des plantations : par exemple, les plants de pépinières plantés mécaniquement souffrent de la transplantation et perdent une bonne part de leur avance dans les 10 premières années de reprise.
Contribution à la dispersion d'espèces invasives ; ces espèces sont plus nombreuses en bordure de lisières et le long des routes et pistes.
encouragement au drainage et à la destruction de zones humides pour faciliter le passage et le travail des engins. Or tout assèchement excessif des forêts augmente le risque d'incendie, mais aussi de stress hydrique et de maladies pour les arbres. Il diminue aussi la résilience de la forêt face au dérèglement climatique.
contribution à une diminution de la naturalité des écosystèmes forestiers, et donc de la biodiversité, moins en raison des engins eux-mêmes souvent que des pratiques sylvicoles qu'ils permettent ou encouragent.



Papier, mobilier, jouets, bois de chauffe… La forêt est exploitée de toutes parts. Au risque de compromettre son avenir et le nôtre ?
Pourtant les solutions existent. En espérant que la volonté soit au rendez-vous. Touchons du bois…
Chiffres-clés
5 % de la surface terrestre est couverte de forêt contre 15 % au début du siècle dernier
13 millions d’hectares de forêts disparaissent chaque année dans le monde soit, chaque seconde, l’équivalent d’1 terrain de football.
50 % des espèces terrestres vivent dans les forêts tropicales.
300 millions d’hectares soit 8 % des forêts mondiales ont été certifiées par des organismes indépendants. (source : FAO 2008)
30 % du territoire français est recouvert par les forêts mais seule 10 % de la surface des forêts est publique. (source : ONF)

Sommaire :
1. État des lieux de la déforestation dans le monde
2. La richesse de l’écosystème forestier
3. Exploiter sans ruiner
4. Et la France dans tout ça ?
5. Outils de protection des forêts
6. Penser global, acheter local
7. Face à face – Le papier est-il une catastrophe écologique ?
 
1. État des lieux de la déforestation dans le monde
Chaque seconde, dans le monde, l’équivalent d’un terrain de football de forêt disparaît. « En 1998, je suis arrivée à Bornéo pour rédiger ma thèse sur les orangs-outangs.
J’ai pris conscience de l’ampleur des dégâts en survolant la forêt en hélicoptère.
Soudain, l’immensité verte a pris fin pour laisser place à des étendues à perte de vue de plantations de palmiers à huile.
Au vert profond succédait le jaune et la sécheresse. Un véritable électrochoc ! », se souvient Emmanuelle Grundmann, primatologue et journaliste scientifique.
« Il y a un siècle, la forêt couvrait 15 % de la surface terrestre. Aujourd’hui, seulement 5 % », ajoute-t-elle.
À eux seuls, les 10 pays les plus riches en forêt représentent 80 % des forêts primaires du monde.
Ainsi, le Brésil, l’Indonésie, le Mexique et la Papouasie-Nouvelle-Guinée concentrent tous les enjeux.
 
Le saviez-vous ?
Qu’est-ce qu’une forêt primaire ? Il s’agit d’une forêt où aucune trace d'activité humaine n'est visible et où les processus écologiques ne sont pas perturbés.
Les forêts primaires ou faiblement modifiées représentent un tiers de la surface forestière mondiale.
La déforestation est particulièrement inquiétante en Amazonie (- 3,1 millions d’ha/an au Brésil entre 2000 et 2005), en Afrique Équatoriale et en Malaisie et Indonésie (- 1,8 million d’ha/an).
La Chine, quant à elle, a replanté en bois une surface équivalente à la Californie.
Un bel effort mais il s’agit surtout de jeunes plantations de monocultures, pauvres en biodiversité.
En quoi la disparition de la forêt est-elle un enjeu majeur ? Non seulement la forêt joue un rôle dans l’équilibre climatique,  mais elle rend également de nombreux autres services écologiques.
Elle protège les sols sur lesquels elle est installée. Au-delà de 30 % de pente, c’est même la seule à pouvoir arrêter l’érosion.
L’alliance entre les différentes strates de végétaux (mousses, lichens, arbres) et le sol possède également un extraordinaire pouvoir de purification de l’air et de dégradation des polluants.
Pour la France, on estime à 970 €/ha/an les services écologiques rendus par la forêt (source : Conseil d’Analyse Stratégique).
Mais le principal enjeu de la déforestation est celui de la biodiversité animale et végétale.
Les forêts concentrent en effet l’essentiel de cette biodiversité : la moitié des espèces terrestres du globe vivent dans les forêts tropicales.
En détruisant leur milieu naturel, la déforestation les condamne à mort. On estime aujourd’hui que le rythme actuel de disparition des espèces est mille fois supérieur à son niveau naturel.
L’orang-outang, le panda, le koala sont les espèces menacées les plus célèbres. Mais en Amazonie, la loutre géante, le lamantin et la grenouille dendrobate sont aussi lourdement menacés.
Plus proche de nous, la cigogne noire souffre de la disparition de son habitat et de la rareté des arbres centenaires, sur lesquels elle niche.
Or cette biodiversité, au-delà de toute considération philosophique, est utile à l’homme.
Pour exemple, un  quart des médicaments commercialisés dans les pharmacies occidentales renferment au moins un ingrédient actif dérivé d'une espèce végétale tropicale.
À terme, cette éradication du vivant menace l’humanité même.
Le journaliste et réalisateur Nicolas Hulot, le botaniste Francis Hallé et le géographe Frédéric Durand ont conjointement tiré la sonnette d’alarmes le 11 novembre 2003
dans le quotidien Le Monde en signant un texte intitulé « Forêts tropicales, c’est fichu. » Pourquoi cette alerte sur les forêts tropicales ?
Parce qu’elles abritent la moitié des espèces terrestre de notre planète !
 
Ça chauffe !
20 % des émissions de gaz à effet de serre sont dues à la déforestation. C’est dire à quel point, la forêt joue un rôle écologique de premier plan pour la planète.
En Indonésie, le rythme galopant de la destruction de la forêt et des tourbières est le principal facteur d’émissions de CO2 :
ce pays est devenu le 3e contributeur en gaz à effet de serre, après les Etats-Unis et la Chine (source : Greenpeace).
Les écosystèmes forestiers permettent en effet de fournir l’oxygène indispensable à la vie humaine tout en prélevant le CO2 de l’atmosphère.
Ce CO2 séquestré dans la matière vivante (bois, branches, racines) correspond au concept de « puits de carbone ».
On évalue qu’1 m3 de bois stocke environ 1 tonne de CO2 (source : ONF). La séquestration des forêts françaises est de l'ordre de 70 millions de tonnes de CO2 par an
(source : http://www.actu-environnement.com/ae/news/cdc-bois-fond-sequestration-10592.php4). « Dans le Limousin, seuls 4 % de nos forêts sont âgées de plus de 150 ans.
Or, ce sont les vieilles forêts qui stockent le plus de carbone », souligne Pierre Seliquer, directeur du Conservatoire Régional des Espaces Naturels du Limousin.
Tourbières et forêts tropicales stockent également beaucoup de carbone. Tout l’enjeu consiste donc à gérer les forêts sur le long terme, en ne privilégiant pas systématiquement les arbres à pousse rapide pour la production de bois.
 
2. La richesse de l’écosystème forestier
Dans les profondeurs de la forêt tropicale, une vie qu’on ne voit pas foisonne. Nuit et jour, en surface comme en sous-sol, des millions d'acteurs s’épanouissent et vivent dans la forêt.
Des grands et des petits végétaux (arbres, mousses, lichens…), des mammifères souvent considérés comme les « seigneurs de la forêt »
(entre autres cerfs, chevreuils, blaireaux ou chauve-souris pour la France), des oiseaux,
des insectes qui représentent 80 % de la communauté animale jouent un rôle majeur dans l'écosystème forestier
et une multitude de décomposeurs microscopiques qui recyclent tous les débris tombés à terre.
Dans la forêt, rien ne se perd. Tout ce que produit la forêt finit au sol et forme la litière (feuilles mortes, rameaux, fruits, graines…) à la base de la chaîne alimentaire.
Ce formidable équilibre naturel est précaire : il peut être perturbé par la modification de la composition de la forêt, la déforestation, l’introduction d'espèces différentes, l’évolution du climat.
Or les enjeux économiques autour de la forêt sont phénoménaux. Selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture),
le bois et les produits forestiers représentent 1 % du PIB mondial et 3 % des volumes d'échanges internationaux soit un chiffre d'affaires annuel dépassant les 200 milliards de dollars.
Dix millions de personnes ont un emploi dans les métiers de la forêt (hors industrie de transformation) et on estime à 350 millions le nombre de personnes
qui dépendent de la forêt pour se nourrir ou se soigner (source Achetons responsable, Éditions Seuil, 2006).
Autant de bonnes raisons de profiter de la forêt, parfois au-delà du raisonnable. On utilise ainsi le bois comme matière première, pour le chauffage ou pour la pâte à papier.
Mais souvent aussi, la destruction de la forêt a pour objectif de libérer des terres riches pour une autre production :
huile de palme pour l’alimentation (en Indonésie), soja (pour les agrocarburants au Brésil), élevage bovin.
Bien qu’il n’existe aucune convention internationale sur la forêt, en 2006, une centaine de pays avaient déjà institué un programme forestier
avec des mesures de protection de la ressource forestière mais aussi de sa richesse biologique.
« Malheureusement, la corruption est partout rendant toute législation inefficace », déclare Emmanuelle Grundmann.
Ainsi, les « Barons du bois » à Bornéo, en relation directe avec le pouvoir en place, ont mis en place une véritable mafia du bois.
Ils entravent toutes les règles et sont sur le point d’empiéter sur des parcelles du Parc National de Tanjung Punting au sud de l’île.
 
Encadré : Le bois, vraiment écolo ?
Couper du bois, est-ce vraiment une bonne idée ? À l’inverse de la plupart des matériaux de synthèse, le bois est biodégradable, facilement recyclable
et ne génère pas de déchets à long terme (alors que le plastique met plusieurs siècles à se dégrader !). À privilégier donc pour la déco, le mobilier, la construction.
Quand on brûle du bois, le CO2 généré est équivalent au CO2 absorbé lors de la pousse de l’arbre : le bois de chauffage possède donc un bilan CO2 neutre,
dans la mesure où l’équipement de chauffage est efficient (privilégier le label Flamme Verte).
Le véritable enjeu écologique du bois, c’est donc bien le respect de la ressource : provient-il d’une forêt où les coupes sont durables et les sols et les espèces animales et végétales sont respectées ?
 
3. Exploiter sans ruiner
Dans ce tableau noir, les initiatives positives existent. En Thaïlande où l’on cultive l’hévéa pour le caoutchouc, les arbres de plus de 25 ans d’âge,
devenus inutilisables pour la production de caoutchouc, étaient habituellement brûlés.
Plan Toys, fabricant de jouet et fournisseur de Nature & Découvertes, a eu la bonne idée de récupérer ce bois et de l’utiliser comme matière première.
Autre exemple : le karité qui, paradoxalement, est «sauvé» par son exploitation. Au Burkina Faso, un arbre sur trois est un karité.
Cet arbre, pourtant sacré, est coupé pour utiliser ou vendre le bois de chauffe. Or, sans les karités, le désert avance irrémédiablement.
Des ONG, (organisations non gouvernementales) comme le Centre Ecologique Albert Schweitzer implanté depuis 25 ans au Mali et au Burkina Faso,
se mobilisent pour sensibiliser les populations à la nécessité de préserver les karités, non seulement parce que c’est un frein à la désertification
mais aussi et surtout parce que l’on extrait de ses noix un beurre très prisé des laboratoires cosmétiques occidentaux.
« En montrant aux Burkinabés que le fruit du karité est précieux pour l’économie du pays, on crée un réflexe de protection :
on préfère protéger l’arbre plutôt que de l’abattre pour en vendre le bois », résume Amidou Ouattara, responsable du projet karité pour l’ONG.
Et quand le karité est exploité avec raison et dans le cadre d’un commerce équitable, tout le monde y trouve son compte.
Au Burkina Faso, là où terre d’Oc se fournit en beurre de karité pour les soins Beauté du Monde de Nature & Découvertes,
les femmes se sont organisées en groupements de productrices et de transformatrices et sont aidées par le Centre Ecologique Albert Schweitzer :
« Nous les aidons par la formation sur le terrain mais aussi par la mise en place de micro-crédits leur permettant d’acheter la matière première pour la transformer ».
Une rémunération équitable et surtout stable dans le temps – terre d’Oc se fournit au Burkina Faso depuis 6 ans déjà !
- est la condition sine qua non pour que le cercle vertueux de l’économie et de l’économie perdure.
 
4. Et la France dans tout ça ?
« Par contraste avec le constat mondial, la situation des forêts en France et en Europe occidentale est plutôt bonne.
C’est une vieille forêt bien gérée malgré son morcellement », considère Patrice Hirbec, chargé de mission biodiversité à l’ONF (l’Office National des Forêts),
l’organisme chargé de la gestion des forêts publiques françaises.
Même si là encore, les enjeux économiques prennent parfois le pas sur la préservation des équilibres biologiques :
la filière bois est le deuxième poste de déficit de la balance commerciale française après l’énergie.
« Depuis le discours d’URMATT de mai 2009, la préservation de la biodiversité peut difficilement être considérée comme un objectif prioritaire par les acteurs de la forêt.
Nous craignons surtout que la loi du marché finisse par guider la politique forestière.
La forêt serait alors menacée sur le long terme », déplore François Lefèvre, bénévole chargé du réseau forêts de l’association France Nature Environnement (FNE).
En effet, dans ce discours d’URMATT, les producteurs sont invités à rentabiliser leurs exploitations. Le risque ?
Qu’ils rationalisent l’espace en transformant les forêts en plantations de monoculture régulière d’espèces nouvelles.
« Nous ne cessons de le répéter : le respect de la biodiversité garantit une production de bois durable et efficace », affirme François Lefèvre.
 
Le point de vue de l'ONF
Pour maintenir l’équilibre de la forêt, la chasse tient un rôle de première importance.
La trop forte expansion des populations de cerfs, de chevreuils et de grands ongulés appauvrit la diversité des écosystèmes.
Pour y remédier, en l’absence de grands prédateurs, la chasse permet de réguler les populations.
Pour gérer la chasse, des plans de chasse sont établis pour six ans et arrêtés par le Préfet.
 Ils associent l’ONF, les chasseurs, les agriculteurs et les usagers de la nature.
Ces plans de chasse permettent de fixer et réévaluer chaque année par massif le nombre minimum et le nombre maximum d’animaux à prélever par espèces.
Depuis quelques années, l’augmentation des populations d’ongulés est significative.
L’ONF considère qu’il devient indispensable d’augmenter le nombre de prélèvements afin de restaurer l’équilibre nécessaire à la gestion durable des forêts.
 
5. Outils de protection des forêts
Autre outil de préservation des équilibres : les certifications de gestion durable comme FSC et PEFC, qui relèvent d’une démarche volontaire des propriétaires.
Un organisme indépendant est alors mandaté pour assurer le contrôle du rythme de coupe et du respect de la diversité biologique : un contre-pouvoir nécessaire dans certaines zones du globe. « Ce garde-fou est indispensable là où il n’y a pas de politique publique », explique Patrice Hirbec. Brésil, Cameroun et Indonésie sont également concernés. 300 millions d’hectares soit 8 % des forêts ont été certifiées par des organismes indépendants depuis la création de ce système. Preuve qu’il répond à un besoin : celui de démontrer au consommateur que le bois qu’il achète ne participe pas à la destruction des écosystèmes.
Car si les enjeux économiques autour de la forêt sont colossaux, ils constituent aussi un levier essentiel en donnant du pouvoir au consommateur. Papier, mobilier, jouets, nous avons tous un rôle à jouer.
 
 
FSC et PEFC, quelle différence ?
Le principe du label FSC (Forest Stewardship Council) est de contrôler la totalité des intervenants depuis le forestier jusqu’au détaillant en passant par le transporteur. Ainsi, FSC s’assure que le bois vendu est bien le même que celui qui est coupé durablement. Pour la forêt en elle-même, FSC s’assure que les coupes ne mettent pas en péril la ressource, que la biodiversité est préservée et que les droits des peuples autochtones ne sont pas bafoués.
PEFC (Program for the Endorsement of Forest Certification Scheme) est né en Europe de la même ambition. Mais seul FSC fait actuellement l’unanimité auprès des associations naturalistes.
 
6. Penser global, acheter local
L’affichage du nom du bois est une obligation légale (décret du 14/03/86). Le consommateur est donc en mesure de l’exiger avant d’acheter ! Le premier des réflexes à adopter est de privilégier du bois local. D’abord parce qu’au vu du bon état des forêts occidentales, le bois a de bonnes chances d’être issu de forêts gérées correctement. Ensuite, parce qu’il aura parcouru moins de kilomètres et donc aura moins d’impact lié au transport.
Pour les jouets des enfants, le savoir-faire des artisans du Jura est bien connu. Pour remplacer les bois exotiques au jardin (teck, wengé ou cèdre), on oublie souvent que le robinier faux-acacia, le châtaignier et le mélèze de nos forêts françaises font parfaitement l’affaire et résistent aux intempéries saison après saison. Le procédé de rétification (une sorte d’étuvage) rend certains bois beaucoup plus résistants : on peut ainsi utiliser des résineux, du hêtre, du peuplier, du frêne pour des usages exigeants comme les parquets, les palissades, les bacs à fleurs… Pour le bois de construction, sapin, épicéa et douglas conviennent ; pour le mobilier, mieux vaut privilégier chêne, hêtre, merisier, peuplier et noyer.
Si toutefois on opte pour un bois exotique – on se souviendra tout de même que, selon le WWF, 40 % des importations françaises de bois tropical seraient illégales –, on veillera à éviter les espèces protégées ou vulnérables. Pour en connaître la liste, il suffit de télécharger le Guide du consommateur de bois des Amis de la Terre sur www.ecolo-bois.org. Parmi les essences à éviter : l’acajou, l’iroko, le moabi, le ramin, le palissandre et le teck… Une liste, hélas, non exhaustive.
Bois local ou bois du bout du monde, même combat : on privilégie la gestion durable en pistant les certifications FSC et PEFC. Pour être certain que toute la chaîne de contrôle a été respectée, on s’assurera que le logo s’accompagne d’un petit numéro. Et si, comme 6 millions de foyer en France, vous utilisez du bois de chauffage, interrogez le vendeur sur sa provenance et sur la forêt dont il est issu. Et, pour le bois comme pour le reste, on en fait un usage sobre et économe. Jouets et meubles méritent mieux que de passer quelques mois chez vous avant de finir à la poubelle.
Un jouet en bois peut être donné pour servir à d’autres enfants, un meuble peut être revendu sur le marché de l’occasion (c’est le cas pour 30 à 40 % de vieux meubles), découpé pour réutiliser le bois d’une autre manière, ou brûlé dans un poêle à bois à condition de ne pas avoir été traité. Le bois est une matière précieuse, noble, durable issue d’un écosystème merveilleux d’équilibre. Souhaitons que l’Année Internationale de la Forêt en 2011 accompagne une prise de conscience mondiale des enjeux.
Mon beau sapiiiin, roi des forêêêêts
Pour Noël, comme la plupart des Français, vous choisirez un sapin naturel (5 millions d’arbres vendus contre 1 million d’arbres artificiels) et c’est tant mieux : un sapin artificiel est en général en plastique, non biodégradable, et il est changé en moyenne tous les 3 ans. 80 % des sapins vendus en France sont issus de la production nationale, et ne concourent donc pas à une quelconque déforestation (la pousse de l’arbre permet même de capturer du CO2). Concernant l’après Noël, si vous avez opté pour un sapin en pot, vous pouvez lui offrir une seconde vie au jardin, sinon, trouvez-lui une cheminée ou un bac à compost accueillants.
(Source : Achetons responsable, Éditions Seuil, 2006)
 
Contreplaqué ou massif ?
Grandes génératrices de COV (Composés Organiques Volatiles), les colles qui entrent dans la composition des bois agglomérés ou contreplaqués sont une source de polluants importante pour l’air intérieur. Pour éviter de respirer de grandes quantités de formaldéhyde (classé « Cancérigène certain » par le Centre International de Recherche sur le Cancer), on privilégiera le bois massif ou les panneaux de bois en classe E1 qui imposent des teneurs maximales autorisées en formaldéhyde.
 
Vivre au milieu d’une réserve
Si tout d’un coup votre village devenait une réserve naturelle, qu’arriverait-il ? Du jour au lendemain, vous n’auriez plus le droit de couper du bois n’importe comment, de chasser ou de pêcher pour vous nourrir, de défricher pour faire votre potager. Vos pratiques habituelles sont tout d’un coup baptisées « braconnage ». Cette aventure, c’est ce qui est arrivé aux habitants de 23 villages du Bénin, dans la réserve de Pendjari. Difficile de les blâmer et pourtant, plus que quiconque, ils dépendent de la bonne gestion de leur environnement. Alors que faire ?
« L’association Projets + Action a décidé de les associer au projet. En leur versant une partie des revenus générés par les entrées du parc, en les formant aux cultures alternatives et en les faisant participer à la reforestation, ils prennent conscience des avantages que peut avoir la préservation des lieux », explique David Sève, directeur de la Fondation Nature & Découvertes. La seule méthode efficace puisque la superficie du parc interdit la surveillance permanente.
La Fondation Nature & Découvertes a versé 3 000 € pour la réussite de ce projet.
Pour en savoir + : www.fondation-natureetdecouvertes.com/les-projets-soutenus-par-la-fondation/ensemble-protegeons-durablement-562
 
Quand le tourisme sauve la forêt
À Bornéo, la forêt de Kinabatangan est un lieu foisonnant de vie : orangs-outangs, crocodiles, varans, nasiques, pythons, macaques, oiseaux de toutes sortes… Mais depuis une quinzaine d’années, la forêt est saccagée pour faire place à d’immenses plantations de palmiers à huile où aucun animal ne vit. Pour prendre en main leur avenir et celui de la forêt, les habitants du village de Sukau participent à un programme d’écotourisme scientifique avec l’association Red Ape Encounter. Certains villageois sont devenus assistants de recherche, d’autres guides touristiques, d’autres enfin accueillent les visiteurs à domicile.
Cécile, salariée de Nature & Découvertes, a participé à un de ces séjours avec le tour-opérateur Saïga. « Chaque jour, dès 8 h, nous allons au même endroit pour observer les orangs-outangs. Il y a toujours quelqu’un en poste : 24 h/24 h. Nous notons tout et les données sont récupérées informatiquement pour être exploitées par les scientifiques de manière à comprendre leurs déplacements. Nous avons fait la connaissance de Simon, un mâle d’une vingtaine d’années, Jenny, la femelle, et ses fils Eaten, 8 ans et demi, déjà autonome et Molotos, un petit mâle de 6 mois qui porte le nom de l’arbre dans lequel il est né », raconte-t-elle.
L’investissement des habitants, qui retirent des revenus de cette activité, est le véritable garant du succès du projet. Un investissement qui n’est pas sans risque puisqu’en s’opposant à la déforestation, ils risquent parfois leur vie.
Pour en savoir + : www.saiga-voyage-nature.fr
 
7. Face à face - Le papier est-il une catastrophe écologique ?
Walter Bouvais, cofondateur et directeur de la publication du magazine
Terra Eco et du quotidien électronique Terraeco.net.
« Chaque jour, près d’1 million de tonnes de papier est utilisé dans le monde.
La production et la récolte de bois pour la pâte à papier menacent ce qui reste des dernières forêts naturelles, leur faune, leur flore et les hommes qui en dépendent.
Une déforestation à enrayer de toute urgence ! Or, 42 % du bois exploité commercialement sert à fabriquer du papier.
La production d’une tonne de papier nécessite 50 à 100 m2 de forêt. Comment freiner cette surexploitation ?
En premier lieu, consommateurs et producteurs de papier peuvent veiller à choisir du papier labellisé (FSC, PEFC, Ange bleu) et recyclé, localement c’est encore mieux.
Une autre solution facile ? Arrêter de gaspiller. Certains de nos lecteurs nous demandent pourquoi nous continuons à publier notre magazine sur du papier alors que nous avons une version électronique.
Tout simplement parce que nos lecteurs sont attachés au papier et, à ce jour, aucune étude n’a été menée pour évaluer qui du papier ou de l’électronique ont l’impact social et environnemental le plus important.»
Gilles Lhermitte, Directeur du Développement Durable d’Arjowiggins
Graphic, producteur de papier.
« Journaux, cartons, papiers à lettre, couches, mouchoirs… Le papier fait partie de notre quotidien.
Depuis longtemps, Arjowiggins considère que les solutions existent pour réduire son impact écologique.
Pour améliorer notre démarche environnementale, WWF France est à nos côtés. Notamment pour développer une production raisonnée avec l’élaboration d’un système d’Analyse du Cycle de Vie.
Extraction de la cellulose, blanchiment, séchage, formation de la feuille, transformation...
La fabrication du papier consomme beaucoup d’eau et d’énergie. Notre solution phare ? Le papier recyclé.
Il permet de réduire la pression sur la ressource forestière tout en nécessitant moins d’eau et d’énergie que du papier réalisé à partir de fibres vierges.
De plus, toutes nos usines et produits sont certifiés avec le label FSC qui garantit la protection de la biodiversité et
 le respect des droits sociaux sur les exploitations forestières, et qui assure la traçabilité depuis la forêt jusqu’au commerçant final. »





Des Citations sur l 'arbre

” Les arbres que j’ai vu jaillir le plus droit ne sont pas ceux qui poussent libres. Car ceux-là ne se pressent pas de grandir, flânent dans leur ascension et montent tout tordus.
Tandis que celui-là de la forêt vierge, pressé d’ennemis qui lui volent sa part de soleil, escalade le ciel d’un jet vertical, avec l’urgence d’un appel. “
Antoine de Saint-Exupéry, Citadelle

Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire ! Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire, Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis !
Les peupliers, au bord des fleuves endormis, Se courbent mollement comme de grandes palmes ; L’oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ;
Il semble que tout rit, et que les arbres verts Sont joyeux d’être ensemble et se disent des vers. Le jour naît couronné d’une aube fraîche et tendre ;
Le soir est plein d’amour ; la nuit, on croit entendre, A travers l’ombre immense et sous le ciel béni, Quelque chose d’heureux chanter dans l’infini.
Printemps - Victor Hugo

Lorsque le dernier arbre aura été coupé, le dernier poisson pêché et la dernière rivière polluée ; quand respirer l'air sera écœurant, vous vous rendrez compte, trop tard,
que la richesse n'est pas dans les comptes bancaires et que vous ne pouvez pas manger de l'argent.
Who is the Chairman of This Meeting? : Conversations with North American Indians - 1972 - Proverbe indien (abénaki) -
Alanis Obomsawin

Ce n'est que lorsque le dernier arbre sera abattu, que le dernier fleuve sera pollué, que le dernier poisson sera péché, ce n'est qu'alors et alors seulement,
que l'homme comprendra que l'argent n'est pas comestible.
Only when the last tree is cut; only when the last river is polluted; only when the last fish is caught; only then will they realize that you cannot eat money. -
Proverbe indien

C'est que l'amour est comme un arbre, il pousse de lui-même, jette profondément ses racines dans tout notre être, et continue souvent de verdoyer sur un cœur en ruine.
Notre-dame de Paris - Victor Hugo

Qu'ils déboisaient déboisaient déboisaient on a trouvé qu'ils abusaient Bien sûr la fin des arbres ou la fin de la terre c'est pas la fin du monde
 mais tout de même on s'était habitué Autrefois les bûcherons avaient des égards pour les arbres autrefois les bûcherons buvaient à leur santé
Arbres (1976) - Jacques Prévert

La nature a toujours été importante. C’est important pour moi de toucher un arbre. Je peux parler bien plus aux arbres qu’à mes amis.
D’ailleurs, en arrivant à la campagne, je commence par dire bonjour à tous les arbres et je vais les voir.
Je leur raconte ce qui m’est arrivé d’essentiel, je leur dis qu’ils m’ont manqué, que j’ai pensé à eux. C’est très important pour moi cette relation avec la nature.
Interview Psychanalyse magazine Mars 2000 - Mireille Darc

Le temps est lent, comme grandissent les arbres, comme les fleurs persistent en leur savoir, comme les saisons au fil des années sont aimées de la pluie ou du soleil.
Entre deux mots la nuit - Georges Bonnet

Je pense aussi que l'étude de la nature ne nuit en aucune façon à la pratique de la vie, et que l'esprit qui sait être libre et ailé parmi les oiseaux, parfumé parmi les fleurs, mobile
et vibrant parmi les flots et les arbres, haut, serein et paisible parmi les montagnes, sait aussi, quand vient l'heure, et mieux peut-être que personne, être intelligent et éloquent parmi les hommes.
Victor Hugo, Le Rhin, lettres à un ami, Lettre XXVIII - Victor Hugo

Les arbres nous enseignent une forme de pudeur et de savoir-vivre. Ils poussent vers la lumière en prenant soin de s'éviter, de ne pas se toucher,
et leurs frondaisons se découpent dans le ciel sans jamais pénétrer dans la frondaison voisine.
Les arbres, en somme, sont très bien élevés, ils tiennent leurs distances. Ils sont généreux aussi. La forêt est un organisme total, composé de milliers d'individus.
Chacun est appelé à naître, à vivre, à mourir, à se décomposer - à assurer aux générations suivantes un terreau de croissance supérieur à celui sur lequel il avait poussé.
Chaque arbre reçoit et transmet. Entre les deux, il se maintient. La forêt ressemble à ce que devrait être une culture.
Une très légère oscillation, journal 2014-2017, Sylvain Tesson, éd. Équateurs, 2017 (ISBN 978-2-84990-495-4), p. 171, 172 - Sylvain Tesson

Mon arbre généalogique ne ressemble pas à grand-chose, il faut bien le reconnaître. Deux rameaux coupés courts. Le destin a eu la main lourde, côté sécateur.
La ballade de lila k - Blandine Le Callet

Sur le chemin dans les bois - Parmi les arbres verts - Se trouve une vieille cabane - Faite de terre et de bois - Où habite un garçon de la campagne - Appelé Johnny B. Goode -
Qui n'a jamais jamais appris - A lire ou écrire très bien - Mais il peut jouer de la guitare - Juste comme une cloche carillonnant. Paroles de «Johnny B. Goode»
- Deep down in Lousiana - Close to New Orleans - Way' back up in the woods - Among the evergreens - There stood an old cabin - Made of earth and wood -
Loin à l'intérieur de la Louisiane - Près de la Nouvelle Orléans - Named Johnny B. Goode -

Who'd never ever learned - To read or write so well - But he could play the guitar - Just like a ringing bell - Chuck Berry

Pour que les arbres et les plantes s'épanouissent, pour que les animaux qui s'en nourrissent prospèrent, pour que les hommes vivent, il faut que la terre soit honorée.
(Citation de l'auteur située en fin de l'ouvrage)
Manifeste pour la terre et l'humanisme : pour une insurrection des consciences - Pierre Rabhi

De vieux livres rêvent du temps où ils étaient des arbres, où le charbon engendrait le diamant.
La cite des livres qui revent - Walter Moeus

L’infini n’est autre
Que le va-et-vient
Entre ce qui s’offre
Et ce qui se cherche
Va-et-vient sans fin
Entre arbre et oiseau,
Entre source et nuage.
A l’orient de tout - François Cheng

Regarde, lui dit il, les choses sont tristes, elles pleurent. Les arbres pleurent, les rochers pleurent, les nuages pleurent, et moi je pleure avec eux. Ouh ouh ouh !
La pluie, c'est le grand chagrin de l'ile et de tout...
Vendredi ou la vie sauvage - Michel Tournier

L'humanité ne perd rien lorsqu'un écrivain décide de se taire. Quand un arbre tombe dans la forêt, qui s'en préoccupe sinon les singes ?
Un week-end dans le michigan - Richard Ford

Nous avons perdu l'émerveillement. De Virgile jusqu'à la naissance du moteur, il nous habitait. Mais depuis, nous avons changé de civilisation :
de leur naissance à leur mort, certains individus n'auront vécu que dans le béton, le bitume, le gaz carbonique.
Des saisons, ils ne connaîtront que les feuilles qui tombent de quelques arbres qui restent dans la rue.
 Il s'agit d'une véritable rupture anthropologique et ontologique : la fin des campagnes, la mort de la province et de la paysannerie au profit d'une hyper cérébralisation.
Le vrai problème n'est pas l'oubli de l'être, comme disait Heidegger, mais l'oubli des étants qui constituent le Cosmos.
Conversations françaises, Sous la direction de Vincent Trémolet de Villers, éd. Les éditions du Cerf, 2016 (ISBN 978-2-204-10929-1), p. 17 - Onfray

Tu es celui pour qui les arbres bourgeonnent et les fleurs s'émeuvent !
Iris - Didier Comès

Un sot ne voit pas le même arbre qu'un sage.
- William Blake

La nature éteint les livres. L'herbe recouvre la pensée. Le vert absorbe l'encre. On traverse une terre comme on épuise un amour.
On est changé par ce qu'on traverse. Le paysage afflue dans le corps. Le vent s'engouffre dans le sang. Le ciel remonte au coeur.
On regarde des oiseaux qui s'affairent dans un arbre abondant, chevelu. Ils s'appellent, se répondent, le bec éclaboussé d'ombre.
Éloge du rien - Christian Bobin

L'aliboufier, un arbre voluptueux, svelte et souple comme un corps de femme. Il enlaçait le pin dans une tendre étreinte.
J'imagine que, sous terre, leurs racines s'entremêlaient dans une intimité encore plus scandaleuse.
La vie rêvée des plantes - Lee Seung-U

Textes tirés de forêts sans age , association née en Dordogne...( déjà cités en début de page et rappelés ici avec la suite des textes )
Quand se font les coupes de bois ?
Les travaux forestiers étaient pratiqués jusque le grand changement moderne de l'exploitation avec l’apparition des énormes machines de mi octobre à  mi mars pour de multiples raisons dues aux centaines d’années d’observation que l’on néglige aujourd’hui
L’absence de sève favorise la qualité des bois d’œuvre et ceux pour l’énergie
Limitation de certaines maladies et éviter une surchauffe brutale des sols
Avoir aussi des sols ressuyés  pour intervenir
Les interventions en dehors de cette période des jours courts  compromettent les cycles de reproduction flore et faune (nidification, mise-bas, régénération naturelle)

Préconiser une bonne gestion :
  • Diversifier les boisements et encourager une stratification complexe
  • Favoriser les arbres d’origines locales et expérimenter en petite quantité des arbres plus méridionaux en vu du changement climatique
  • Favoriser  les boisements spontanés
  • Limiter l’extension des espèces exotiques surtout des autres continents
  • Limiter les variations brutales de températures et les tassements du sol
  • Maintenir du bois mort et des arbres habitants ou des matrices porteuses de régénération
  • Préserver les zones humides en forêt : rôle essentiellement épurateur de la foret, importance des mares pour les relais de biodiversité et les ressources en eau pour la faune, régularisation des débits en aval…
  • Garder ou mettre en place des îlots de vieux bois : une encore plus libre évolution de la forêt
  • Equilibre forêt / gibier
La déforestation en Europe remonte à l’avènement de l’agriculture , chez nous  depuis trois millénaires
  • Défrichement pour donner des terres à l’agriculture
  • Utilisation des techniques de brûlis
  • Surpâturage des animaux d’élevage dans les forêts
  • Production de charbon de bois des débuts de l’ère industrielle
L’ère industrielle à entrainé un exode rural , les forêts passent  de  8% à 25%  d’occupation du territoire à l’heure actuelle.
Les forêts sont donc jeunes avec en conséquences peu d’arbres vénérables? Les forêts « naturelles » ,
celles de la régénération naturelle sont donc pas si communes ce sont les plus intéressantes en terme de biodiversité pour nos régions.
Ces forêts sont moins nombreuses que les autres boisements « économiques », : plantations, vergers, châtaigneraies moins intéressantes pour la biodiversité.
 
Restauration écologiques des forêts :

Il s’agit de rétablir un équilibre écologique que beaucoup de forêts ont perdu, cet équilibre permet les bienfaits d’un massif boisé :
riche biodiversité, régénération naturelle, prttection de la ressource en eau , stockage du carbone
 Limitation des espèces exotiques envahissantes
Semis et plantation d’espèces locales , constitution de banques de graines
Conversion vers une futaie irrégulière bien plus favorable aux bienfaits d’une frêt
Conservation d’un certain stock de bois mort ; rôle des insectes


Les politiques de gestion forestière prônent une forme dangereuse d’artificialisation des forêts, les plantations composées d’une seule espèce d’arbre bien souvent d’origine étrangère.
Avec cette méthode, tous les arbres sur une parcelle données ont le même gabarit et le même âge. On parle de futaie régulière.
La production peut y être importante mais les bouleversements générés par les travaux empêchent la biodiversité typiquement forestière de s’installer.
C’est d’autant plus vrai lors de la coupe définitive où il ne reste plus rien sur la parcelle sauf les semis u les plantations.
Le fait d’introduire des essences étrangères est extrêmement dangereux pour l’équilibre des écosystèmes .
En effet certaines espèces sont dites envahissantes elles s’intègrent dans les écosystèmes et bloquent le développement  des espèces indigènes.
Ceci provoque la dégénérescence voire l’anéantissement de l’écosystème autochtone. Introduire ces espèces est une hérésie
quand on sait maintenant qu’elles sont le seconde cause de l’érosion de la biodiversité à l’échelle mondiale.
Les monocultures sont des menaces pour la biodiversité et sont bien plus sujettes aux dégâts lors des catastrophes climatiques.
L’artificialisation des forêts induit une diminution de la résilience, c’est-à-dire la capacité de l’écosystème à récupérer rapidement un fonctionnement normal après avoir subi une catastrophe naturelle. 
Ceci implique une baisse de productivité du milieu qui a des répercutions économiques

L’évolution de la foresterie avec l’utilisation de machines de plus en plus grosses et performantes augment les potentialités de coupes de grande ampleur dites rases ou à blanc.

La coupe rase signifie  l’abattage de la totalité de arbres d’une parcelle boisée.
Cette suppression totale de la couverture boisée provoque une mise à nu brutale des sols qui sont alors soumis à des chocs thermiques importants.
La température en été peut y atteindre les 70°C et inversement en hiver les gelée y sont plus sévères. D’une foret propice à la vie on passe à un milieu quasi stérile, hostile à la faune et à la flore.
Les grandes coupes provoquent des dérèglements importants des cycles de l’eau et du carbone avec un appauvrissement des sols dû à l’exportation de la matière organique contenue dans les arbres.
Elles créent des obstacles insurmontables pour les déplacements pour de nombreuses espèces animales telle que les insectes.
Une trop forte mise en lumière va entraîner une descente de cime sur les rares arbres conservés, les prédestinant à une fin plus ou moins rapide.
Les coupes mal proportionnées peuvent provoquer un blocage au niveau de la régénération de la forêt
avec une lumière trop importante la nature pour combler le vide privilégie les espèces buissonnantes à croissance rapide  comme  les ajoncs les genets et fougères
qui vont bloquer la croissance des semis nécessitant de couteux travaux de débroussaillage.

La forêt et l'eau (Suisse)
FORÊT ET EAU POTABLE

La forêt - et son sol - ne se contente pas de retenir un grand volume d'eau de pluie.
Elle filtre aussi une partie de l'eau potable dont nous captons les sources ou qui eststockée dans les nappes phréatiques.
L'EAU DANS LE SOL DES FORÊTS
Un milieu peu pollué
La forêt est un milieu naturel, mieux préservé de la pollution que d'autres lieux. En forêt, les eaux contiennent généralement moins d'impuretés,
en raison de l'interdiction des engrais et des pesticides (sauf rares
exceptions), et des risques moindres d'autres nuisances (fuites de canalisations, accidents avec déversements d'hydrocarbures...).
La forêt joue ainsi un premier rôle de protection passive pour l'eau potable.
Un rôle de filtre
Il y a moins de pollution en forêt, mais cette dernière joue aussi un rôle de filtre actif pour les eaux.
Il est favorisé par les sols forestiers généralement riches en humus, protégés par le couvert d'arbres ou de
plantes et par la présence de leurs racines. A cela s'ajoute l'effet positif de la multitude des organismes vivant dans les sols forestiers.
Cet univers est le lieu de mécanismes et de processus chimiques complexes
qui débarrassent l'eau d'éventuels polluants (pesticides, nitrates...), voire des germes qu'elle contient.
La forêt, réservoir à eau
La forêt dépollue l'eau. Elle la stocke aussi. En effet, le sol de la forêt subit peu de tassement qui empêcherait l'eau de s'y infiltrer.
Grâce aux organismes vivants qu'il contient, il reste poreux et abrite un dédale de microcavités qui, rempli d'eau, constitue un énorme réservoir.
Les systèmes racinaires qui le parcourent forment en outre un réseau de drainage horizontal et vertical très serré mais de taille gigantesque.
Les eaux des couches supérieures s'écoulent lentement en suivant les racines. Le sol forestier peut retenir jusqu'à 2 millions de litres d'eau par hectare.
Les volumes qui ne sont pas absorbés par la végétation s'accumulent dans les nappes profondes.
Règles pour l’utilisation des produits phytosanitaires dans les zones de protection des eaux en forêt. (source OFEV 2011)

FORÊT ET PROTECTION DES EAUX DE FONDS
Bien que l'utilisation de substances telles que les produits phytosanitaires soit très exceptionnelle,
il est important de délimiter des zones de protection des eaux de fonds pour protéger les captages d'eau potable et définir les surfaces soumises à de possibles restrictions.
Dans ces zones, l'usage de produits phytosanitaires est réglementé.
Des restrictions frappent aussi les carburants et lubrifiants pour les machines forestières.

EAU POTABLE & EXPLOITATION FORESTIÈRE

La récolte de bois favorise l'épuration de l'eau
La gestion et l'exploitation forestières ont une influence positive sur la qualité de l'eau potable.
Exemple: la présence, que le forestier peut privilégier, d'une certaine proportion d'arbres feuillus est avantageuse en
forêt, car ils retiennent et dégradent certains polluants mieux que les résineux.
En plus, l'exploitation active de la forêt améliore sa stabilité et lui permet de mieux résister aux tempêtes.
On évite ainsi la création accidentelle de clairières trop vastes et la mise à mal de la surface du sol par des arbres renversés.
Le risque de voir des polluants (des nitrates, par exemple) pénétrer dans le sol est moindre et le potentiel de filtration du sol est préservé. La qualité de l'eau potable demeure.
Les méthodes de récolte de bois mises en œuvre en Suisse, alliées à l'interdiction des coupes rases, sont déterminantes et garantissent une production durable d'eau potable en forêt.
En outre, les professionnels évitent consciencieusement d'introduire des substances polluantes en forêt. Il est d'usage de ne plus y utiliser que des carburants et
des lubrifiants biodégradables et peu dommageables pour l'environnement.


Source : www.foretsuisse.ch



Et encore quelques informations sur l'arbre :

Le sol forestier est composé d’éléments solides, d’organismes vivants, d’eau et d’air
L’utilisation des machines de plus en pus productivistes de plus en plus lourdes n’est pas sans conséquences sur l’écosystème forestier. 
Ces machines compactent le sol en profondeur et en surface sur 80 cm de part et d’autre de leur passage ;
la surface varie en fonction du type de coupe (rase ou éclaircie) la surface impactée varie ainsi de la moitié au deux tiers du terrain.
L’impact est souvent irréversible , le tassement se constate des les premiers passages des engins qui blessent le système racinaire des arbres laissées sur la coupe et en lisière.
Après tassement le sol ne peut plus contenir autant d’eau et d’air accroissant les risques de ruissellement et d’érosion..
ceci induit un stress pour les arbres conservés sur la parcelle qui pour beaucoup ne survivront pas.
 
Les sols compactés ou retournés vont souvent provoquer un blocage dans la régénération forestière.
En effet , les graines qui étaient présentes ne peuvent plus germer car, soit le sol est trop dur soit elles sont enterrées trop profondément.
Ils vont de plus provoquer la rupture du maillage créé par la mycélium dans le sol et essentiel au développement des arbres.
Une fois le réseau fongique raccourci, l’arbre planté suite à un labour ou issu de régénération naturelle n’aura pas la même disponibilité en ressource q
ue si le maillage fongique avait été conservé impliquant ainsi une forte perte de productivité
 
 
L’arbre est un producteur d’oxygène, un purificateur d'air et une source de vie.
Les arbres séquestrent le CO2 dans l’atmosphère puis le transforment et le rejettent sous forme d'oxygène.
Dans la forêt amazonienne, chaque hectare de forêt permet de stocker 50 tonnes de carbone.
A titre de comparaison, en méditerranée, un arbre séquestre environ 7 kg de CO2 par an alors qu'en Amazonie,
un arbre séquestre environ 15 kg de CO2 par an.
L’arbre est également un générateur de pluie. Il ne suffit pas que de la vapeur d’eau soit présente dans l’atmosphère pour qu’il pleuve,
il faut des germes autour desquels s’agglomèrent les molécules d’eau de plus en plus nombreuses,
de sorte qu’elles finissent par former une goutte d’eau qui tombe.
Les arbres émettent des molécules qui servent de germes.
L'arbre est synonyme de diversité biologique.

La disparition d'une seule espèce végétale peut entraîner à elle seule l'extinction de 30 espèces animales
L'arbre lutte contre l'érosion du sol. La plantation et la conservation des arbres sont d'excellents moyens de lutte contre l'érosion du sol.
Les racines des arbres maintiennent le sol en place dans les terrains en pente. Ils permettent de stabiliser
et de régulariser l'hydrologie du sol et le niveau de la nappe phréatique.
L'arbre améliore la qualité de l'eau. Ses racines permettent de filtrer l'eau et ainsi obtenir une meilleure qualité de l'eau.
Sa présence réduit le volume des eaux de ruissellement, protège les sources d'eau et réduit les dommages causés par les inondations.
L'arbre participe à la régularisation des écarts extrêmes de température. Les arbres dégagent de la vapeur d'eau dans l'atmosphère
et ce phénomène influe sur le degré d'humidité locale et tempère les variations extrêmes du climat.

L'arbre et la qualité de vie. L'arbre vient nous rappeler le rythme des saisons, donc la nature,
et le rapport que nous avons avec elle qui contribue à notre état psychologique.
L'arbre et l'éducation environnementale. Les espaces boisés représentent des lieux privilégiés de rencontre
avec le milieu naturel pour l'interprétation de la nature
et la sensibilisation à la conservation des espèces.
L'arbre, moteur économique : la valeur économique des arbres est considérable dans l'utilisation de matériaux de construction, de bois d'œuvre,
de bois de chauffage, de pâte à papier ou de l'industrie de la transformation de produits forestiers.

L'arbre, attrait touristique : l'engouement les régions boisés et les parcs suscite l'intérêt et la convoitise des touristes.
Ceci est un atout économique non négligeable pour la population.
L'arbre, économiseur d'énergie : une plantation d'arbre située du côté nord d'une résidence peut contribuer
à réduire sensiblement les coûts reliés aux frais de chauffage durant l'hiver.
En période estivale, les arbres judicieusement placés autour d'une habitation abaissent la température
et diminue du même coup l'utilisation du climatiseur.
L’arbre nourricier qui nous apporte des fruits et évite les importations

à quoi servent les feuilles ?
     

Un arbre est composé des racines qui lui donnent son assise dans le sol et qui extraient du sol eau et minéraux, d'un tronc (ou fût),
qui supporte le houppier, et par où circule la sève, et du houppier, ensemble des branches et des feuilles, qui assurent les échanges avec l'atmosphère.
La finalité, s'il y en a une, de l'arbre, serait de grandir toujours et de grossir au niveau du tronc, afin de mieux porter la masse du houppier.
Pour cela, il lui faut fabriquer du bois, structure carbonée (cellulose). Le carbone est extrait de l'air, du fameux dioxyde de carbone (CO2) naturellement présent (0,3 %)
et rejeté par les activités humaines. A ne pas confondre avec le monoxyde de carbone, qui, lui, détruit les forêts.
La séparation du carbone du CO2 est opérée par les feuilles :
Les feuilles captent le CO2 et les ions minéraux par les stomates, situés au dessous (ils ne sont pas obstrués par la poussière).
On en compte entre 10 et 200 par mm² (sachant qu'un arbre déploie un millier de m² de feuilles à maturité, quel est le nombre de stomates ? .... entre 10 et 200 milliards).
L'air aspiré par les stomates est attaqué par la sève qui circule dans les feuilles.
La sève contient essentiellement de l'eau, pompée dans le sol par les racines (aidées en cela par l'évaporation au niveau des feuilles car l'évaporation créé une dépression).
 Si l'air est saturé d'humidité, les racines refoulent l'eau du sol, en créant une surpression locale.
En présence d'eau (H2O), la molécule de CO2 est cassée en carbone et oxygène.
L'oxygène (O2) est rejeté dans l'air. Le carbone, associé à l'hydrogène de l'eau, produit des glucides (hydrocarbonés, Hn-Cn).
Ils sont stockés dans le tronc (le cambium), durant l'été, pour préparer la poussée printanière et fabriquer les futures feuilles indispensables à la continuité du cycle.
Une partie des cellules se transformera en bois. La feuille réalise également la synthèse des acides aminés à l'aide des nitrates captés dans le sol.
Pour activer ces réactions, la feuille a besoin, comme dans toute usine, d'énergie :
c'est l'énergie de la lumière qui est utilisée, et la réaction activée par la lumière s'appelle la photosynthèse.
Là intervient un pigment bien connu, la chlorophylle, qui donne à la feuille sa couleur verte.
La nuit, la photosynthèse s'arrête et la respiration s'inverse : les feuilles captent de l'oxygène et rejettent un peu de CO2.
Pour fabriquer un kg de matière carbonée, les feuilles ont dû traiter 4000 m3 d'air (un cube de 16 m de côté).
On estime, dans les forêts tempérées, la production de bois à 3,9 t/ha/an de troncs, aux quels s'ajoutent 1,2 t/ha/an de branches.
Après la mort des arbres, les bactéries décomposent le carbone et l'azote, et les restituent sous forme de dioxyde de carbone, d'ammonium et de nitrate.

 


https://www.foretpriveelimousine.fr/la-foret-limousine/

Les chiffres clés de la forêt limousine
La forêt occupe 1/3 de la surface de la région Limousin, soit 574 580 hectares boisés.
Répartition :
• RÉSINEUX 192 310 ha soit 33%
• FEUILLUS : 382 270 ha soit 67%
Le Douglas ne représente que 14% de la surface forestière mais il concentre la valeur économique des bois.
La filière bois limousine emploie plus de 11 000 personnes soit 11% des emplois régionaux.





La jeunesse de la forêt limousine devrait nous inclner à respecter bien mieux les arbres les plus anciens (voir leur role)

De quoi parle t-on ?
La plus importante découverte du 20ème siècle n’est pas la télévision, ni la radio, mais la complexité de l’organisme terrestre.
 Seuls ceux qui en savent le plus sur cet organisme peuvent réaliser à quel point nous en savons peu.
Aldo Leopold, Scientifique, philosophe et écologiste américain
Ces dernières décennies, la science a profondément étendu sa compréhension des qualités écologiques des forêts.
Cela a été possible notamment en étudiant les derniers lambeaux de forêts les plus naturelles de l’Est de l’Europe ou de nos montagnes.
D’un point de vue écologique, les principales qualités écologiques d’une forêt comprennent :
la diversité des espèces, des peuplements et des habitats associés.
Une petite forêt naturelle d’Europe tempérée bien protégée accueille plus de 6 000 espèces sur à peine quelques centaines d’hectares.
Bien plus dans les forêts tropicales de Guyane
l’indigénat des arbres et des autres espèces participant à l’écosystème.
Les nombreuses introductions d’espèces en provenance d’autres continents, cultivés en monoculture, réduisent généralement la biodiversité
la complexité de la structure du peuplement (stratification verticale et irrégularité des âges).
Dans une forêt naturelle, aucun arbre n’a le même âge, plusieurs espèces sont mélangées
la maturité des arbres, incluant des notions d’âge et de taille des arbres vivants,
mais aussi la fin de vie des arbres et le recyclage du bois mort dans l’écosystème.
Les microhabitats, comme les cavités de pic, n’apparaissent sur les arbres qu’avec leur maturité
et sont indispensables à la vie de nombreuses espèces
la dynamique et spontanéité (complétude de la sylvigenèse, liberté relative des processus)
la continuité dans l’espace (connectivité ou son contraire la fragmentation, trame verte),
les espèces ayant des capacités de déplacement et colonisation très variables
la continuité dans le temps (souvent nommée ancienneté) nécessaire aux forêts
mais aussi aux sols pour développer un minimum de fertilité.



Planète
Enquête : Le massacre de la forêt française

Depuis le XIXe siècle, notre pays a presque doublé sa surface forestière. Mais quelle forêt ?
Défenseurs de l’environnement, propriétaires et agents forestiers se mobilisent contre les méthodes de l’office national des forêts.
Par Gérard Leclerc I Publié le 6 Décembre 2018

 
Des voix s'élèvent contre la sylviculture intensive et les méthodes de l'ONF. (Crédit : Shutterstock)
Retrouvez l'intégralité de cet article dans le dernier numéro de We Demain. Disponible en kiosques et sur notre boutique en ligne.
 
Il y a neuf ans, Michelle M. a hérité d’une centaine d’hectares de bois en Poitou.
L’année suivante, mauvaise surprise : un gestionnaire forestier, agréé par l’Office national des forêt, vient… couper à ras une dizaine d’hectares, dont 180 chênes centenaires !
Michelle découvre ainsi qu’elle a également hérité d’un plan de gestion de la forêt,
obligatoire pour toute propriété de plus de 25 hectares sauf à rentrer dans des procédures compliquées pour vendre du bois
et à perdre les avantages fiscaux sur les droits de succession et l’impôt sur la fortune. Elle accepte de mauvaise grâce.
 
Deux ans plus tard, les tronçonneuses sont de retour. Michelle proteste et propose que l’on pratique au moins une coupe sombre
(on ne coupe que quelques arbres de façon à ce que la lumière n’atteigne pas directement le sous-bois).
Refus du forestier : ça prendrait trop de temps, il est plus rentable que les engins coupent tout là où ils sont. "
J’apprends par la même occasion que mes chênes ne sont pas destinés à l’ébénisterie mais au bois de chauffage.
Je dois “nettoyer” le sol de tous les noisetiers et autres arbustes, e
t replanter des espèces qui produiront des troncs les plus hauts possibles, sans branches basses pour éviter les nœuds qui gênent les industries du bois."
 
Michelle se rebiffe, prend contact avec des associations et propose un plan de sénescence qui vise à préserver la forêt en la laissant évoluer.
Mais les experts forestiers ne l’acceptent que pour 20 % de la propriété…
La propriétaire poitevine vient de découvrir ce que l’ONF, appelle "la sylviculture dynamique".
Une industrialisation de la forêt contre laquelle s’élèvent de plus en plus défenseurs de l’environnement, propriétaires et agents de l’ONF.


ARTICLES
LIENS pour consulter la page WEB



https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/foret-enjeu-majeur-preservation-et-reconquete-biodiversite ;
ONF
https://www.onf.fr/onf/lonf-agit/+/1b::proteger-les-forets-et-agir-pour-lenvironnement.html ;
film
https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Temps_des_forêts ;
coupe de bois
https://fr.wikipedia.org/wiki/Période_d%27abattage_des_arbres ;


http://foretdordogne.fr/sylviculture-et-environnement/impacts-humains-et-sylviculture/coupes-fortes-et-rases/;


https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/dordogne/perigord/jean-claude-nouard-forets-dordogne-sont-danger-1439127.html ;


https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/chine-fait-main-basse-bois-du-limousin-1647262.html?fbclid=IwAR3AsxyuzLECxHdGD9anr4pZteTAoFmHgDzU71u7Br6NAXoOaK16F6hGaik ;


https://reporterre.net/La-Correze-a-lance-le-massacre-des-arbres ;
massacre video
https://www.youtube.com/watch?v=qQq-jBnoOXI ;


http://www.zero-deforestation.org/deforestation-mondiale.php ;
Le vieil arbre HERVE
COVES
https://www.youtube.com/watch?v=3rGRgEivXy4 ;
sècheresse et géologie
https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/haute-vienne/limoges/quand-geologie-secheresse-ne-font-pas-bon-menage-1717515.html ;
DREAL Foret
http://www.nouvelle-aquitaine.developpement-durable.gouv.fr/tableaux-de-donnees-sur-les-boisements-en-limousin-a1648.html ;


http://forestiersdumonde.org/index.php/2015/03/24/dijon-la-creation-forestiere-pedagogique-biodiverse-des-ecoliers-dijonnais-bourgogne-fr-annee-scolaire-2011-2012/;
reporterre coupes rases
https://reporterre.net/Dans-les-forets-du-Morvan-l-Etat-refuse-d-encadrer-les-coupes-rases ;


https://www.numerama.com/sciences/629041-les-arbres-sont-au-centre-dun-cercle-vicieux-climatique.html?fbclid=IwAR3brx6z4uKaKPHIjdNZXNlqug_XTkDHf2FmM4VM4H309ZrktlWTGpTCRJw;
forets durables N-A
https://nouvelle-aquitaine.cnpf.fr/n/les-documents-de-gestion-durable-psg-cbps-rtg/n:2392;


https://www.lamontagne.fr/argentat-sur-dordogne-19400/actualites/dans-le-canton-d-argentat-correze-l-association-faite-et-racines-oeuvre-pour-la-preservation-des-forets_
13801590/?fbclid=IwAR3zPK47Xk158EJX0De_sf3d7rlCaz88jUnsPDQ3ANlDcdlpVu4baxUiC3E



https://nouvelle-aquitaine.cnpf.fr/n/les-documents-de-gestion-durable-psg-cbps-rtg/n:2392
Forêts sans âges

http://foretdordogne.fr/





eau et forêt

https://www.foretpriveefrancaise.com/data/248286_idf_4pages_eauforet_versiondec2010_1_1.pdf
















https://www.foretprimaire-francishalle.org/







http://www.forets-sauvages.fr/web/foretsauvages/42-forets-sauvages.php





Corrèze

https://www.avenirforet.com/







Avenir Forêt sur facebook








Initiative collective
Faîtes et Racines
Découvrir
4, Place de l’Eglise
Argentat 19400
faiteetracines@riseup.net







non aux coupes rase

https://www.canopee-asso.org/raslacoupe/







https://fr.wikipedia.org/wiki/Exploitation_foresti%C3%A8re







https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/s%C3%A9cheresse-des-for%C3%AAts-commencent-%C3%A0-mourir-en-france-alerte-une-hydroclimatologue/ar-BB18JK1n?ocid=msedgdhp










Le massacre en photos des arbres vus par des particuliers en Limousin

C'est parce que j'ai été interpellé par plusieurs personnes habitant notre région réputée verte
que je propose ce dossier sur la forêt, celui-ci suit dans une certaine logique, l'étude effectuée sur les éléments botaniques rencontrés
lors de cet inimaginable printemps 2020, celui du confinement du à la covid 19,
et durant lequel j'ai pu arpenter les bois autour de la Vézère et du sud-ouest de la Corrèze.
On peut retrouver cette étude constituée de  5 longues pages illustrées de plusieurs centaines de photos
des principales espèces rencontrées au lien suivant : http://jardinsauvage.fr/FLORE/FLORE-FORET-1.html

De nombreuses photos m'ont été fournies par plusieurs personnes s'offusquant du traitement infligé à la forêt près de chez eux;
Je remercie vivement Marie-France, Maurice, Lucien, Antoine et pardon pour ceux que j'oublie pour leurs témoignages.


Les coupes à l'est de Limoges durant ce printemps 2020





De Marie-France

" L'impact sur les oiseaux a été considérable : le coucou est venu nicher vers chez nous,
sans parler de tous ceux qui avaient élu domicile dans tousces vieux chênes coupés en période de nidification.

La faune aussi ne sait plus où aller l'homme dévore son territoire est pense que tout lui est permis au nom du profit !
Essayer de répertorier les" habitants" pourrait être bénéfique.
La flore aussi a été réduite à neant .

Exploiter une forêt de façon raisonnée n' est plus d actualité : les tronçonneuses, les machines monstrueuses ont remplacées  un travail en harmonie avec la forêt
et l environnement partout en France !
  Si tu penses que nous pouvons faire quelque chose dis le nous pour aider à  ton dossier.

Bien cordialement M.F."






L'empillement des troncs le long des routes dans le même secteur

















MESSAGE DE MICHÈLE de L'ASSOCIATION le JARDIN SAUVAGE

> Message du 16/12/20 12:00
> De : "Michèle
> A : "Dominique Gaudefroy"
> Objet : Re: Informations de l’association le « Jardin sauvage » consacrée à la nature et l’environnement du Sud-Corrèze et de ses marges.



 Bonjour Dominique,

D'abord merci pour ce message et ces informations.

Cette longue période de morosité et de confinement propice à la réflexion ne fait qu'accentuer notre sentiment d'impuissance face aux menaces
qui s'accumulent sur notre environnement naturel.
J'ai lu avec une attention d'autant plus concentrée que, depuis quelques mois, nous assistons à une exploitation forestière d'envergure dans la forêt de Blanchefort,
toute proche de chez nous. Certes cette forêt, qui appartient à de nombreux propriétaires privés, a un grand besoin d'entretien.
En 2018-2019, une partie importante, côté Moulin du Peyroux/Blanchefort a fait l'objet d'une exploitation
que l'on peut qualifier de raisonnée - retrait des arbres morts ou en mauvaise santé et quelques arbres arrivés à maturité, en préservant quelques baliveaux.
Les engins d'exploitation ne peuvent intervenir sans provoquer des dégradations, surtout dans une  forêt au relief accidenté
et dépourvue de chemins adaptés aux gros engins de débardage.
Cette année, plusieurs parcelles (environ une douzaine d'hectares au total), ont fait l'objet de coupes rases sur l'autre versant de la forêt - Puy d'Arial, Boulhac -
laissant un spectacle désolant (cf photos). Avec quelques (très rares) "protecteurs" de l'environnement locaux et membres du CEN, nous avons alerté le CEN,
bien conscients de l'inefficacité de toute action. Nous avons concerté la SNPN sur ce type de problématique, il s'avère que le propriétaire fait ce qu'il veut chez lui ...

Pour info, dans le cadre de notre association pour la sauvegarde du patrimoine grauliérois, nous avions réalisé des panneaux,
exposés à la médiathèque de Lagraulière, sur la forêt, son historique, sa richesse, sa spécificité, l'intérêt de sa protection.
Il est évident que cette exposition n'a pas attiré la population locale. Seuls quelques propriétaires de parcelles de forêt ont conscience de la valeur patrimoniale
et de l'intérêt environnemental mais ils sont loin de représenter la majorité face à des propriétaires
qui ne cherchent qu'à tirer un revenu à court terme de ces parcelles peu rentables.


Notre seul espoir est de susciter une sensibilisation pour intervenir en amont et proposer aux propriétaires une gestion moins dommageable
pour l'avenir de cette forêt dont la flore remarquable est dangereusement menacée.
L'habitat des chauves-souris dont Julien B. faisait un suivi, a disparu.
Des stations d'orchidées ont été saccagées.


Les sorties prévues au printemps 2021 risquent de susciter plus de déploration que d'admiration,
si toutefois les promeneurs sont équipés pour s'aventurer sur des chemins aux ornières profondes remplies de boue,
voire barrés d'amoncellement de branchages.


Bref, un constat qui ne doit cependant pas nous faire baisser les bras.

Notre forêt, qui s'est développée sur ces terrains ingrats, s'en relèvera avec du temps. Les plantes et la faune
qui s'y sont installées ont su s'adapter à ces conditions si particulières.
Dans l'attente de se retrouver en bonne santé aux beaux jours,
 Bien amicalement,

 Michèle et Francis

Les photos de Michèle

     







Quelques paysages marquants que nous procurent les arbres et les forêts



Chemin sous voûte arbustive vers le château Haviland près d'Ambazac (87)


Solitude du hêtre parmi la forêt de conifères


Une route en Irlande




Un arbre lumière





Prairie et forêt en milieu très humide en Nord Corrèze.






FLORE DES FORÊTS DE CORRÈZE

en 5 pages éditées en 2020
LE JARDIN SAUVAGE

Le WEB naturaliste en CORRÈZE
CORREZITUDE

le WEB de Dominique
 SUR FACEBOOK
La page de DOMINIQUE
La page du JARDIN SAUVAGE
La page de CORREZITUDE
La page de BIOCLIMAT 19



Page éditée en décembre 2020 pour correzitude.fr -- création :  GAUDEFROY Dominique